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05/03/2010
"La seule usine qui marche bien en France, c'est l'usine à promesses", selon Laurent Fabius
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Le député socialiste Laurent Fabius a regretté vendredi, au lendemain de la présentation d'un plan pour l'industrie par le président de la République Nicolas Sarkozy, le "manque de cohérence" du gouvernement. "Au fond, la seule usine qui marche bien en France, c'est l'usine à promesses", a-t-il ironisé sur RTL, en ajoutant qu'il y avait un "manque de cohérence" dans l'action du gouvernement.
L'ancien Premier ministre s'est dit d'accord avec le président de la République sur "la gravité de la situation industrielle" mais il réfute "trois points". Selon lui, "d'une part, les objectifs fixés sont beaucoup trop peu ambitieux". Ensuite, il n'est "pas d'accord non plus avec toute une série de micro-mesures (...) qui ne sont pas à la hauteur du problème". Et "il y a contradiction entre cette volonté affichée et puis les décisions concrètes". M. Fabius, pour qui "le libéralisme a vécu", rappelle qu'il y a à Caen "une entreprise qui s'appelle ST-Ericsson" et qui "va sans doute fermer", alors qu'elle "est possédée à près de 15% par l'Etat". "Quand on dit l'industrie d'abord, moi j'ai dans le souvenir Molex, j'ai dans le souvenir Continental. Donc on ne peut pas avoir un discours extraordinaire ou en tout cas volontariste et puis ne pas agir complètement", a-t-il affirmé. Le député de Seine-Maritime a par ailleurs accusé les banquiers d'être en partie responsables de cette situation. "Les banques, actuellement, ne font absolument pas le travail qu'elles devraient faire. (...) Là, il y a un problème massif des banques en France et quand on dit qu'il y a eu un recul industriel en France, c'est vrai mais c'est dû pour une part au fait que les banques ne sont pas mobilisées." Nicolas Sarkozy s'est lancé, jeudi, dans un véritable plaidoyer en faveur de l'industrie. Il a plaidé pour une simplification réglementaire, un allégement des charges pour les entreprises, un investissement massif dans les filières porteuses, la création d'un livret épargne industrie et l'application par l'Europe du principe de réciprocité. Le chef de l'Etat doit réunir vendredi matin à l'Elysée les dirigeants des principales banques françaises pour évoquer le financement des PME |
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