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Le chef militaire présumé de l'ETA mis en examen à Paris
05/03/2010 11:47:16
Le chef militaire présumé de l'ETA et deux autres Espagnols membres présumés de l'organisation séparatiste basque ont été mis en examen notamment pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme" dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris de source judiciaire.
Ibon Gogeaskoetxea Arronategui, 54 ans, considéré par le gouvernement espagnol comme le "plus haut responsable" actuel de l'ETA, a été placé en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention tout comme ses deux présumés complices Beinat Aguiagalde, 26 ans, et José Lorenzo Ayestaran Legorburu, 52 ans.
Le parquet de Paris avait requis, jeudi, leur placement en détention.
Ibon Gogeaskoetxea Arronategui serait le cinquième chef militaire présumé d'ETA arrêté en Espagne ou en France depuis novembre 2008. Cette année, environ 30 etarras présumés ont été interpellés.
Madrid avait précisé dimanche que Gogeaskoetxea était recherché pour avoir participé à une tentative d'attentat à l'explosif visant le musée Guggenheim à Bilbao à la veille de son inauguration en 1997 par le roi d'Espagne. Le complot avait été découvert avant l'explosion des 12 engins, mais le frère de Gogeaskoetxea, Eneko, y avait ensuite abattu un policier.
Des armes et du matériel servant à fabriquer des engins explosifs ont été saisis lors de l'interpellation du trio dimanche matin dans un gîte rural de Cahan (Orne), où il avait élu domicile depuis une semaine. Les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT), agissant en collaboration avec la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et des policiers espagnols, avaient procédé à l'arrestation vers 6h10.
Trois armes de poing dont deux pistolets automatiques, de fausses cartes "police", du matériel servant à la fabrication d'engins explosifs, des téléphones mobiles, 6.000 euros en liquide et du matériel informatique avaient été saisis. Les suspects circulaient à bord d'une auto faussement immatriculée volée en janvier dernier en France.
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