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Le procès en appel du professeur de droit toulousain Jacques Viguier devant la cour d'assises du Tarn est entré lundi dans sa deuxième semaine, avec au menu diverses conversations téléphoniques de l'amant de Suzanne Viguier et l'examen des faits du 27 février 2000, jour de sa disparition.
D'après les enregistrements qui n'avaient pas été entendus en première instance, l'amant, Olivier Durandet, apparaît très actif en coulisse et conseille des proches avant qu'ils ne soient interrogés par la police.
A un baby-sitter des trois enfants Viguier, il dit de ne pas évoquer devant les enquêteurs le fait que Jacques Viguier faisait du jogging. M. Viguier affirme en effet que le dimanche 27 février au matin il est allé courir, alors que l'accusation pense que c'est à ce moment-là qu'il a fait disparaître le corps de sa femme.
La défense s'est émue que M. Durandet soit présent lundi à Albi, ce que reconnaissent des témoins, alors qu'il ne doit être entendu que le 15 mars et qu'un témoin n'a pas le droit d'entrer en contact avec d'autres témoins avant son audition.
Vendredi, un ami de Suzanne Viguier a livré un témoignage gênant pour son amant. Il a affirmé que M. Durandet lui avait confié s'être rendu dans la maison Viguier le 27 février et non le lundi 28 comme l'a affirmé l'amant dans ses dépositions.
Accusé du meurtre de sa femme, dont le cadavre n'a jamais été retrouvé, Jacques Viguier a été acquitté en première instance, en avril 2009, par la cour d'assises de Haute-Garonne.
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