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Luc Chatel veut remplacer les enseignants absents par des étudiants et des retraités
09/03/2010 13:36:35
Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a souhaité mardi que les rectorats puissent faire appel à des "jeunes retraités de l'Education nationale, des étudiants qualifiés ou adultes diplômés", pour assurer les absences de courte durée des enseignants. L'académie de Créteil (Val-de-Marne) avait inauguré ce système en novembre dernier, initiative qui avait à l'époque provoquée une levée de boucliers
"La réussite des élèves ne peut s'accommoder de bricolages aussi irresponsables!", a réagi le SNUIpp-FSU, principal syndicat des enseignants du premier degré, dans un communiqué.
Dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France", Luc Chatel explique que "pour mieux pallier les absences de courte durée, chaque rectorat devra constituer un vivier supplémentaire de contractuels associés".
Le ministre de l'Education précise qu'il s'agira de "personnes qui auront déjà été vues par des inspecteurs, et dont on sait qu'on pourra les appeler au pied levé, pour un ou trois jours, de jeunes retraités de l'Education nationale, des étudiants qualifiés ou adultes diplômés".
"Il est temps de décréter la mobilisation générale à tous les échelons de l'Education nationale", affirme-t-il. Selon Luc Chatel, les moyens doivent être concentrés sur les absences "de courte durée", souvent "imprévisibles", dans "le primaire comme dans le secondaire". Il faut, "enclencher la recherche de solution dès le premier jour", a préconisé le ministre.
Luc Chatel veut également "que chaque chef d'établissement désigne chez lui un 'pilote' chargé du remplacement". Dans la même logique, "dans chaque académie", il y aura "un interlocuteur dédié à ce seul problème, identifiable par les établissements et les fédérations de parents d'élèves".
"Cette annonce montre la méconnaissance du ministre du métier de professeur des écoles et son mépris pour le professionnalisme des enseignants", estime le SNUIpp dans un communiqué diffusé mardi.
"Remplacer au pied levé un enseignant dans une classe de maternelle ou de CM2 ne s'improvise pas: cela demande connaissance des niveaux, de la gestion d'une classe et professionnalisme. La réussite des élèves ne peut s'accommoder de bricolages aussi irresponsables!", poursuit l'organisation syndicale.
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