12/08/2010
Gaudin réaffirme son soutien à Bachelot pour l'ouverture de salles
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Le sénateur-maire UMP de Marseille et vice-président du Sénat, Jean-Claude Gaudin a réaffirmé jeudi son soutien aux mesures proposées par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot d'ouvrir des salles de consommation supervisée de drogue, malgré l'opposition de Matignon et d'une partie de l'UMP.

"Avec mon adjoint en charge de la santé, nous avons décidé de le faire. (...) Moi ce qui m'importe c'est la santé des gens (...) et pour cela, puisque Mme Bachelot nous l'a recommandé, je suis disposé à mettre en oeuvre cela; si ça pose des problèmes de sécurité ou autre, je le verrai même avec M. le ministre de l'Intérieur", a déclaré sur l'antenne de RTL M. Gaudin.

Mercredi, Matignon avait affirmé à l'AFP que les salles de consommation de drogue, sous surveillance médicale, ne sont "ni utiles, ni souhaitables".

Le 23 juillet, M. Gaudin avait déjà annoncé dans un communiqué son "soutien aux mesures proposées par la ministre de la Santé pour la lutte contre l'épidémie de sida", après l'annonce par Mme Bachelot à Vienne lors de la conférence internationale sur le sida, d'"une concertation avec tous les partenaires concernés et notamment les collectivités locales" sur les salles de consommation supervisée.

Les centres de consommation supervisée "peuvent contribuer à une politique sanitaire à la hauteur des enjeux actuels, notamment par rapport aux contaminations par le virus de l'hépatite C mais aussi réduire les nuisances liées aux +shoots+ dans la rue, dans les parkings ou dans les entrées d'immeubles", écrivait-il alors.

Patrick Padovani, adjoint au maire chargé de ces questions avait également précisé à l'AFP le 26 juillet que la mise en place d'un tel centre à Marseille n'en était encore qu'au "stade de la réflexion". "Nous avons la volonté de nous engager sur ces dispositifs mais nous n'avons pas encore structuré l'action, c'est-à-dire que nous ne savons pas encore comment les concevoir ni qui va le faire -associatif ou municipal-. On ne sait pas non plus quels financements vont être à l'origine de ces structures", avait-il détaillé.

M. Padovani avait également indiqué "qu'à partir de fin novembre, nous pourrons déjà avoir l'idée d'un cahier des charges".



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