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Le député UMP Christian Vanneste et la vice-présidente du FN Marine Le Pen ont dénoncé jeudi, dans deux interventions distinctes, le maintien en détention du septuagénaire de Nissan-lez-Enserune (Hérault) ayant tiré sur deux jeunes femmes qui s'étaient introduites par effraction chez lui.
Mercredi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a rejeté la demande de remise en liberté de René Galinier, 73 ans, en suivant les réquisitions de l'avocat général, pour qui la légitime défense n'était pas constituée.
Christian Vanneste, député UMP du Nord qui est déjà intervenu en faveur du septuagénaire, a adressé une lettre ouverte à la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, dans laquelle il déplore "l'effet désastreux auprès de la population" de ce maintien en détention.
L'élu y voit une décision incohérente par rapport à la "surpopulation carcérale": "René Galinier occupe donc actuellement une cellule quand tant d'autres plus dangereux sont en liberté".
De son côté, la vice-présidente du FN estime dans un communiqué "qu'au-delà de l'artificiel tintamarre ministériel sur la sécurité, ce ne sont pas en France les délinquants qui ont à craindre de la Justice mais les honnêtes gens".
"Dans la France UMPS (contraction d'UMP et PS, ndlr) c'est toujours l'impunité pour les délinquants et toujours plus de sévérité pour les honnêtes gens", ajoute Mme Le Pen, qui elle aussi avait apporté son soutien au septuagénaire la semaine dernière.
Lorsque l'affaire avait été révélée, un autre député UMP, Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), s'était élevé contre l'incarcération de René Galinier et un comité de soutien s'est constitué dans le village.
Le septuagénaire a tiré le 5 août sur deux jeunes femmes qui s'étaient introduites par effraction à son domicile de Nissan-lez-Enserune. Blessées, elles avaient été hospitalisées l'une à Béziers, l'autre à Montpellier.
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