24/08/2010
Villepin nourrit "une vieille haine recuite" contre Sarkozy
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Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a dénoncé mardi l'attaque de Dominique de Villepin contre la politique sécuritaire du gouvernement, estimant qu'il "instrumentalis(ait)" le drapeau français pour "nourrir une vieille petite haine recuite" contre Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac (2005-2007) avait jugé lundi dans Le Monde que les récentes décisions du gouvernement contre l'insécurité, notamment l'expulsion des Roms, faisait "une tache de honte sur notre drapeau", appelant les Français à s'insurger contre cette "dérive inacceptable".

Invité sur France Info à réagir à ces propos, Christian Estrosi a rappelé que sous la présidence de M. Chirac, M. de Villepin avait servi des gouvernements organisant des "vols groupés, en parfaite légalité", pour reconduire aux frontières des étrangers en situation irrégulière. En outre, a-t-il ajouté, "il était Premier ministre lorsque le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a porté cette grande loi qui s'appelait +Immigration choisie contre immigration subie+, il ne m'a pas semblé que cela l'ait choqué à cette époque".

"On voit bien qu'il instrumentalise une fois de plus le drapeau français, tout simplement pour nourrir une vieille petite haine recuite", a poursuivi le ministre de l'Industrie, un proche du chef de l'Etat.

Se présentant lui-même comme "un catholique pratiquant", M. Estrosi a aussi relativisé les critiques exprimées par le pape Benoît XVI sur les expulsions de Roms, invitant à ne "pas faire d'amalgame". "Il faut être particulièrement prudent à l'impulsion qui peut naître de demi-informations mal digérées, c'est ça la réalité. Qui osera dire que le Pape ignore le bon accueil que la France réserve globalement aux étrangers, en dépit du fait qu'elle ne peut pas les accueillir tous ?", a-t-il demandé.

Il a aussi réfuté tout "calcul" politique dans la séquence sécuritaire lancée par Nicolas Sarkozy le 30 juillet dans son discours de Grenoble.

"Nous n'avons, sincèrement, aucune arrière-pensée, aucun calcul, simplement envoyer un message très clair. La France est un pays de droits et de devoirs. Il y a énormément de droits pour tous ceux qui respectent la grande et belle démocratie que nous sommes, notre pacte républicain, et puis il y a des devoirs, et ceux qui ne les respectent pas doivent savoir que la France ne restera pas les bras ballants", a conclu le ministre.

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