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24/08/2010
Les Femmes de Srebrenica veulent mettre Carla Del Ponte sous enquête
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Les Femmes de Srebrenica reprochent à l’ex-procureure générale du TPI d’être responsable de la destruction de documents et d’effets personnels ayant appartenu aux victimes du massacre.
Les Femmes de Srebrenica ont lancé une récolte de signature visant à mettre sous enquête Carla Del Ponte. «Ils ont détruit nous souvenirs et notre mémoire. Carla Del Ponte doit répondre de cet acte», a affirmé mardi l’ONG bosniaque dans un communiqué cité par l’agence italienne ANSA. La procureure générale du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie «n’aurait pas dû le faire sans contacter les familles», ajoute-t- elle. Selon les Femmes de Srebrenica, la Suissesse figure parmi les signataires d’un document autorisant la destruction de plus d’un millier de documents et d’objets ayant appartenu aux victimes du massacre. L’actuel procureur général du TPI, le Belge Serge Brammertz, avait confirmé en mai 2009 la destruction à La Haye d’un millier de documents et d’autres objets personnels récupérés dans les fosses communes autour de la ville martyre. Il a jugé cette pratique «habituelle» et l’a justifiée par l’impossibilité d’archiver toutes les pièces. Pressions sur des témoins Carla Del Ponte fait également l’objet, avec deux de ses anciens collaborateurs, d’une enquête préliminaire décidée par le TPI. La Tessinoise est accusée par l’ultranationaliste serbe Vojislav Seselj, actuellement jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, d’avoir exercé des pressions, voire des intimidations, sur des témoins. Dans une prise de position transmise mardi, la magistrate tessinoise - désormais ambassadrice de Suisse en Argentine - s’est dite «surprise que de telles accusations soient lancées plusieurs années après les événements». Elle «regrette que les témoins en question ne lui aient pas fait part à l’époque de leurs accusations». Mme Del Ponte affirme avoir «une entière confiance» dans ses anciens collaborateurs qui étaient chargés d’enquêter et d’interroger les témoins, ainsi que l’enquête préliminaire qui a été ouverte. Elle dit être à disposition du TPI. |
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