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"Le PS a encore un long chemin à parcourir pour intégrer la problématique de l'écologie", a insisté vendredi le député (Verts) Noël Mamère lors des rencontres d'été du pôle écologique du Parti socialiste, à Saint-Ciers-sur-Gironde.
"Le PS a encore un long chemin à parcourir pour intégrer la problématique de l'écologie sur des sujets aussi importants que l'agriculture ou l'énergie", a déclaré à l'AFP le maire de Bègles (Gironde), exprimant le souhait que "le pôle écologique du PS essaime dans l'ensemble du parti".
"Ce n'est pas dans les mois qui viennent qu'on arrivera à pousser le PS à faire son aggiornamento écologique, mais il faut trouver des terrains d'entente si on veut proposer une alternative au sarkozysme", a-t-il ajouté.
"Sur l'agriculture, il y a encore une +inféodalisation+ du PS à la FNSEA, le cordon ombilical n'a pas été coupé avec l'agriculture intensive", a déploré pour sa part Anny Poursinoff. La députée (Verts) des Yvelines a souligné que "le nucléaire est un vrai point de friction" entre PS et Verts, de même que les infrastructures routières.
"Pourtant, il va falloir trouver des compromis pour 2012. On va peut-être devoir mettre de l'eau dans notre vin bio", tempère-t-elle avec un sourire.
Les deuxièmes rencontres d'été du pôle écologique du Parti socialiste - qui s'est constitué en janvier 2008 et fédère 11 parlementaires et des responsables socialistes - se tenaient jeudi et vendredi à Saint-Ciers-sur-Gironde et mettaient justement l'accent vendredi sur les questions de l'énergie et du contenu de la croissance à travers des tables-rondes associant socialistes, écologistes et responsables associatifs.
"En terme de philosophie, il y a une divergence qu'on ne peut pas résoudre entre les socio-démocrates et les plus radicaux des écologistes, mais les socio-démocrates doivent accepter les critiques des penseurs de la décroissance, notamment sur le caractère fruste et dangereux du critère PIB et sur la religion de la consommation", a expliqué Olivier Ferrand, président du think tank Terra Nova, lors d'une table-ronde sur le thème "croissance verte, croissance durable ou décroissance".
"Le mot de sobriété peut nous mettre d'accord, si nous voulons ne pas épuiser nos ressources", a avancé Philippe Martin, député PS et président du Conseil Général du Gers, avant de saluer le fait que "Martine Aubry ait mis la sociale-écologie au coeur du projet", "un événement relativement nouveau" selon lui.
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