03/09/2010
Les déclarations d'Eric Woerth dans l'affaire de la Légion d'honneur
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Voici les déclarations faites par le ministre du Travail Eric Woerth et par son entourage dans l'affaire de la Légion d'honneur remise au gérant de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre.

- 23 juin, la presse révèle que M. Woerth a remis en janvier 2008 les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à M. de Maistre, promotion du 14 juillet 2007, sur le contingent du ministère de l'Economie.

"Tout cela était extrêmement transparent comme pour toute Légion d'honneur", déclare le ministère. "Patrice de Maistre a reçu la Légion d'honneur en qualité de chef d'entreprise sur un contingent du ministère de l'Economie". C'est M. de Maistre qui "avait demandé à Eric Woerth de lui remettre" la décoration.

"La décoration a été remise en présence de la famille Bettencourt. C'était tout à fait transparent", ajoute le ministère, pour qui "il n'y a rien d'illégal".

A l'Assemblée nationale M. Woerth s'emporte: "Franchement, ça devient un peu n'importe quoi !" "Je ne peux pas préjuger, comme vous ne pouvez jamais préjuger, de la probité de quelqu'un". La décoration a été "accordée par le ministère de l'Economie, pas par le ministère du Budget".

- 29 juillet, M. Woerth est interrogé par la Brigade financière. Son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne, dénonce "ces illusions, ces allégations, ces mensonges qui ont nourri une chronique pendant trop longtemps". "Les explications d'Eric Woerth le mettent complètement en dehors de la polémique", dit-il.

- 31 août, l'Express révèle que le député Woerth a demandé en mars 2007 au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy cette décoration pour M. de Maistre.

"On cherche à me salir, je n'ai rien à me reprocher, réplique M. Woerth. Je l'ai déjà dit, je le redit, je n'ai rien fait de mal, je n'ai mas menti. Je n'ai pas menti à la police, je n'ai pas menti aux Français".

"C'est une vraie entreprise de démolition à une semaine du débat sur les retraites. Franchement, dans la Ve République, je suis probablement celui qui a été le plus sali, le plus visé, le plus ciblé, le plus démoli, moi et mes proches".

Me Le Borgne déclare : "Eric Woerth a toujours dit qu'il n'avait pas porté le dossier en tant que ministre et qu'il n'avait pas attribué cette décoration". "M. Woerth a dit aux policiers qu'il ne se souvenait pas d'une quelconque action (en faveur de M. de Maistre) mais que si on l'avait sollicité, il avait pu donner un avis positif". "Ce qu'a dit M. Woerth aux policiers n'est pas en contradiction avec cette lettre". Il "n'avait pas de raison de s'opposer à une telle éventualité. M. de Maistre avait une carrière et un âge conforme à l'octroi de la Légion d'honneur (...) On transforme quelque chose de commun en un événement extraordinaire".

- 2 septembre. M. Woerth reconnaît être intervenu pour l'attribution de la décoration. "Ce courrier vous l'avez vu, j'étais député, j'ai fait comme un simple député, c'est d'une grande banalité tout ça". Sur l'existence de la lettre, il s'emporte : "Je n'ai jamais dit qu'elle n'avait pas existé, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?". "Je l'ai dit à plusieurs reprises, je n'ai jamais menti sur rien, à qui que ce soit".

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