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Raymond Soubie, qui quitte ce mardi ses fonctions de conseiller social de l'Elysée, a jugé que la poursuite de la contestation contre la réforme des retraites relevait d'"un combat d'arrière garde".
"Je pense que c'est un combat d'arrière garde", a déclaré M. Soubie sur LCI, au matin d'une nouvelle journée d'action contre la réforme dont l'ampleur s'annonçait limitée.
"C'est une piqûre de rappel, si je peux utiliser les mêmes mots que Bernard Thibault", le secrétaire général de la CGT, a-t-il ajouté.
Selon lui, "il était normal" que les syndicats "combattent une réforme qui revenait sur le tabou de la retraite à 60 ans". "Aucune organisation syndicale ne se sentait en position de (la) cautionner, de signer un accord", a-t-il fait valoir.
Revenant sur ses fonctions de conseiller social à l'Elysée, il s'est dit "très content" d'avoir travaillé durant trois ans "auprès du président qui m'a fait confiance et je l'en remercie".
"Trois ans, c'est bien, au-delà c'est sans doute trop, compte-tenu de mon parcours de carrière. Et donc j'ai décidé de reprendre ma liberté avec l'accord du président pour reprendre mes activités de chef d'entreprises", a-t-il expliqué.
M. Soubie, 70 ans, s'apprête à reprendre la présidence d'Arfilia, holding familiale qui détient notamment le groupe de presse spécialisée AEF, une fonction qu'il avait abandonnée lors de son entrée à l'Elysée en 2007.
Il sera remplacé auprès de Nicolas Sarkozy, par Jean Castex, 45 ans, ancien directeur de cabinet de Xavier Bertrand dans deux ministères.
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