Actualite 29/11/2010
Primaires PS : Peillon appuie DSK, "une chance pour la France"
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L'eurodéputé PS Vincent Peillon a estimé dimanche que Dominique Strauss-Kahn est "une chance pour les socialistes comme pour la France", et fustigé "l'irresponsabilité" de ceux qui le pressent de démissionner du Fonds monétaire international (FMI) pour s'engager.

Interrogé par Radio J sur une éventuelle candidature du directeur général du FMI aux primaires socialistes, l'ancien lieutenant de Ségolène Royal a affirmé: "Je pense qu'il est une chance pour les socialistes comme pour la France". "Nous avons quelqu'un de crédible, quelqu'un dont il semblerait que les uns et les autres, en tous cas une grande majorité aujourd'hui, espèrent qu'il revienne", a-t-il fait valoir, alors que les sondages portent DSK au pinacle.

Mais M. Peillon a aussi souhaité que soit laissé à M. Strauss-Kahn le temps d'accomplir son travail au FMI.

"Je suis effrayé par l'irresponsabilité d'un certain nombre de gens qui ne mesurent pas, étant donné la gravité de la crise, la responsabilité qui est la sienne et qui tout occupés à leurs petites joutes germano-pratines entre la rue de Solférino et l'Assemblée nationale, voudraient qu'ils démissionnent pour annoncer une primaire qu'ils feraient avec Manuel Valls et Arnaud Montebourg!", a-t-il lancé.

"On est quand même dans un monde de schtroumpfs! (...) Ca veut dire que ça n'est pas sérieux", a-t-il affirmé, saluant en DSK "quelqu'un qui se collette jour après jour (avec) une crise internationale profonde, qui essaie de transformer le FMI".

Pour M. Peillon, si DSK "est capable" d'amener ce pays "à se rendre compte des réalités", "avec évidemment un engagement à gauche qui a toujours été le sien et à proposer des solutions", ce sera "bien accueilli en France et ce n'est pas aux socialistes de commencer à lui mettre des peaux de banane".

Selon lui, il y a "des gens qui s'occupent des vrais problèmes" et d'autres "qui s'occupent essentiellement d'eux mêmes".

Ces "bisbilles", "querelles d'ego" ou "de calendrier", "il faut que cela cesse", a-t-il intimé. C'est non "seulement stupide" mais "assez indécent dans la période actuelle". "Nous nous tirons une balle dans le pied".

Le calendrier des primaires (dépôt des candidatures en juin 2011, scrutin en octobre-novembre) "est le bon et ne peut être changé qu'à l'unanimité", a encore dit l'eurodéputé. "Ce serait tomber dans un piège grossier que de vouloir l'accélérer".

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